The peculiar habits of the pedestrian, explained.
le blog du pôle Espaces Publics de l'option Design & Scénographie de l'ESAD de Strasbourg
une chronique hebdomadaire de Matthieu Duperrex aujourd’hui consacrée à la marche dans l’espace urbain
http://www.urbain-trop-urbain.fr/le-lendemain-de-la-veille-urbaine-16/
Les miniatures urbaines vidéographiques
un des volets de la recherche
Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grand-chose Mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation. Il faut alors que les noms des rues parlent à celui qui s’égare le langage des rameaux secs qui craquent, et des petites rues au cœur de la ville doivent lui refléter les heures du jour aussi nettement qu’un vallon de montagne.
in Liminaire rubrique Dérive
Plusieurs activités scientifiques autour de la marche urbaine sont organisées durant cette année académique 2010-2011 au sein du Pôle Universitaire européen de Bruxelles Wallonie.
http://leblogdelaville.canalblog.com/archives/2011/01/12/20103447.html
Walking the Edit is an innovative system to “walk a movie” : your recorded walk will be translated into a movie through an iPhone app’.
The images are already existing around you: the audiovisual memory of the place you are walking through is revealing itself through a live mix that is streamed to your phone. While walking you hear the movie you are just composing…
Psychogeography was defined in 1955 by Guy Debord as the “the study of the precise laws and specific effects of the geographical environment, consciously organized or not, on the emotions and behaviour of individuals.” A more straightforward definition is “a slightly stuffy term that’s been applied to a whole toy box full of playful, inventive strategies for exploring cities. Psychogeography includes just about anything that takes pedestrians off their predictable paths and jolts them into a new awareness of the urban landscape.
http://www.nicolaslefevre.com/hier-aujourdhui-demain/
En mai 2010, Nicolas Lefevre s’est posté aux deux extrémités d’Antigone, place du Nombre d’Or et au bord du Lez, pour photographier les passants, quotidiennement, entre 16h et 19h, pendant dix jours. Il a ensuite assemblé une centaine de ces clichés pour former deux fresques panoramiques accrochées aux platanes du Nombre d’Or. Au cœur de ce quartier piéton, il nous donne à voir une humanité en marche, diverse dans ses apparences, ses mouvements, ses allures.
Dans le cadre de la ZAT Antigone, du 11 au 14 Novembre 2010,
place du Nombre d’Or à Montpellier.
« …Ils marchent, ce sont des marcheurs dont le corps suit les pleins et les déliés d’un contexte urbain qu’ils écrivent sans pouvoir le lire. Ces pratiquants utilisent des espaces qu’on ne peut voir ; leur savoir en est aussi aveugle que celui des amoureux enlacés dans les bras l’un de l’autre… L’acte de marcher est au système urbain ce que la parole est au langage ou aux formulations prononcées. » (Michel de Certeau, Marcher dans la Ville).
Votre corps marche dans le Neuhof au Stockfeld. Comment plongez-vous le corps dans un lieu inconnu ?
Comment jetez-vous un pont entre le Neuhof et le Stockfeld ? Quelle est la nature d’un tel pont.
Elle marche plus lentement que tous les autres. Le monde passe poussé par de rapides vents d’émotion. La balle se passe en trois et quatre et six et sept et huit et neuf. Vous signez la balle avec un nom différent. Quatre fois vous la signez avec Neuhof. Comment partagez-vous le temps à partir d’un morceau de papier transmissible ? Comment le petit papier peut-il passer d’un vous à un vous ? L’Indien est-il un touriste ? Des fenêtres fragmentées, provenant d’époques et de lieux différents se relient par des rayures plastiques rouges et blanches. Montez l’échelle métallique pour atteindre la fenêtre. Dessinez la carte d’en haut en vous y incluant dedans. Grimpez en haut pour voir de loin ; marchez loin pour le voir de plus près. Est-ce ça aide ? Vous adoptez le personnage d’un touriste émotif qui nous confronte avec nos propres marches dans le Neuhof. Votre émotion est présente.
Maintenant, remplacez tous les « vous » par les « je ». Vous le faiseur ; vous l’ « exerciseur du jeu ».
« Chaque exercice est une « réflexion physique » sur soi-même. Un monologue. Une introversion. … Les jeux sont un dialogue, ils ont besoin d’un interlocuteur. Ce sont des extroversions. Il y a une bonne mesure d’exercice dans les jeux et une bonne mesure de jeu dans les exercices. » (Augusto Boal, Des Jeux pour des Comédiens et des non-Comédiens)
Ce lieu a été créé pour que Je y marche. La nourriture a été créée pour que Je la mange à « Mosaïque ». Est-ce Je suis resté ?
Irina Botéa
Plaidoyer pour l’étude des ambiances urbaines : voyages aux frontières des sens
Nathalie Boucher et Laurence Janni (INRS-UCS)
Les ambiances urbaines combinent le ressenti des usagers, né d’expériences où tous les sens sont sollicités, avec des caractéristiques objectives de l’espace physique. Comment la ville, la perception que nous en avons et l’ambiance qui s’en dégage, se saisit par les sens (vue, touché, odorat, ouïe et goût) ? Comment la mosaïque des perceptions sensorielles constituera l’image d’un lieu et d’un moment urbain, et les frontières entre ceux-ci ?
Le VESPA, c’est … l’exploration multimédia et internationale de la mobilité, des processus politiques, du discours sur la peur et l’insécurité, et des émotions ressenties en ville et face à la ville.
Marcher en ville
Faire corps, prendre corps,
donner corps aux ambiances urbaines
Rachel THOMAS
Editions des archives contemporaine, 2010
Les nouvelles préoccupations environnementales et de santé publique à l’œuvre en ce début de XXIe siècle bouleversent l’ordre des mobilités urbaines. Ainsi, après le règne du tout automobile, puis le retour du tramway et du vélo, la marche en ville suscite un nouveau regain d’intérêt chez les aménageurs. Les raisons en sont multiples : respectueuse du cadre de vie, garante de la santé du citadin, la marche – du fait peut-être de sa relative lenteur, des formes d’introspection qu’elle permet, des frottements qu’elle propose avec la rue et le public… – créerait aussi les conditions d’une urbanité apaisée. Mode de déplacement écologique pour certains, outil politique pour d’autres, marcher constitue pourtant et d’abord une manière de s’ancrer à la ville et aux ambiances urbaines, de les modeler, de leur donner sens et chair.
Chroniques de déambulations photographiques…
Une rue, un autobus, un magasin, un square… autant d’espaces de rencontres furtives qu’offre la ville aux déambulateurs chroniques… Un entretien de service social, une visite à domicile, une réunion … et au cœur de ces temps institutionnels… un espace – interstice – pour la rencontre … Consignées dans des carnets ou sur des disques durs depuis des années ces quelques notes et photographies forment, sans prétention, un portrait impressionniste de ces vies singulières.
http://brevesderues.blogspot.com/
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