Regards sur le Stockfeld / texte de Dominik Neidlinger

novembre 12, 2010

Quand l’art et l’architecture s’en mêlent-

un regard critique sur le territoire modèle de la métropole strasbourgeoise

Le Neuhof-Stockfeld -une mission (im)possible ?

Un workshop contenant deux artistes roumains Irina Botea et Calin Dan, trois enseignants Laurent Reynes, François Duconseille et Dominik Neidlinger respectivement artiste, architecte et urbaniste de l’ESAD et de l’ENSAS, une vingtaine d’étudiants des deux établissements partenaires et un lieu, le centre culturel Django Reinhardt au cœur de Neuhof, ce sont les ingrédients d’une expérience surprenante de quatre jours intenses sur place.

Quelle mission et quel objectif à se donner pour un temps de travail très limité sans bonne connaissance préalable du territoire et du quartier ?

Comment rentrer en contact direct avec la population en sachant que c’est un « quartier sensible » ?

Et en parlant de l’identité du territoire du Neuhof qui est en train d’être revalorisé par un Grand Projet de Ville (GPV), ne faudrait-il pas parler d’une poly-identité entre la cité-jardin Stockfeld, le Neuhof-village et les cités (Polygones et autres) ?

Trop de questions et peu de réponses pour retrouver ses repères dans un contexte urbain complexe pour développer une stratégie, donc s’agit-il d’une mission impossible ?

Au contraire tout est possible, ce que montraient les projets élaborés par les étudiants de l’ESAD et l’ENSAS dans des groupes mixtes permettant de croiser leurs regards d’une manière intuitive et surprenante. Un ballon de foot comme médiateur pour faire parler les jeunes, des bandes en plastique bicolore reliant les façades des immeubles qui créent un vrai espace intermédiaire ou une boîte ingénieuse au terminus du tram Rodolphe Reuss permettant de redistribuer des billets encore valables, pour juste citer quelques projets parmi d’autres. Ils ont tous en commun une créativité spontanée, propre à une démarche conceptuelle et comme seul objectif de montrer d’une part le dysfonctionnement de ces territoires hérités d’un urbanisme fonctionnaliste et d’autre part de révéler l’énorme potentiel d’une forme d’habitat directement en contact avec la nature. ces espaces et ces lieux du quotidien deviennent à travers une autre approche, radicale et sensible en même temps, une « plateforme du possible »- un dispositif spatial et social où toutes formes d’interaction entre les habitants se facilitent. Il permet également de créer une nouvelle identité positive souvent cachée derrière l’apparente banalité du quotidien de ces quartiers. Ce dépassement de l’habituel et de la norme, autant prôné dans une société multiculturelle, ne doit pas rester que des paroles, il faut se doter des « plateformes du possible » dans l’espace urbain pour se réinventer nous-mêmes…c’est ce que les projets d’étudiants nous ont bien montrés..!

Dominik Neidlinger

Diplom -Ingénieur

architecte / urbaniste

maître assistant à l’ENSAS

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2 Réponses to “Regards sur le Stockfeld / texte de Dominik Neidlinger”

  1. Beverly Wise Says:

    Dear Dominik, If Kemnat was your home in 1972, you are the one to whom I write. I thought of your family today (Feb. 10)and typed your name on Google. How is your mother? And your sister? Is your mother still in Kemnat? I would like to say hello after a long silence. All best wishes, Beverly


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