Archive for the 'Regards sur le Stockfeld' Category

e-cités / Bucarest

novembre 28, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parution du catalogue e-cités / Bucarest

130 p dont 20 consacrées au workshop « quand l’art et l’architecture s’en mêlent » mené avec des étudiants de l’ESADS (Espaces Publics) et de l’ENSAS par Irina Botea et Calin Dan du 2 au 5 novembre.

https://esadespacespublics.wordpress.com/category/regards-sur-le-stockfeld/

catalogue disponible à Apollonia

http://www.apollonia-art-exchanges.com/prev_apo.php?cs=1&idm=1&id=6&rub=1&type=1#9

Publicités

« Regards sur le Stockfeld »

novembre 16, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

premières images de l’atelier qui s’est déroulé du 2 au 5 novembre dans le quartier du Stockfeld et la cité du Neuhof.

25 étudiants de l’ENSAS et du pôle Espaces Publics de l’ESADS ont participé au projet sous la direction de Calin Dan et Irina Botea, artistes roumains invités pour l’occasion et encadrés par François Duconseille, Dominik Neidlinger et Laurent Reynes.

Ce projet s’inscrit dans le projet e-cité Bucarest initié par Apollonia

Chers amis,

novembre 15, 2010

Chers amis,

Pour moi, au moins, le problème posé par le Stockfeld est son exemplarité. Car il est difficile pour nous, le peuple, d’accepter que nous soyons confrontés à une réalité exemplaire, et par conséquent difficile (impossible) à contrôler ; une réalité qui ne se laisse pas modeler, mais qui, par contre, nous modèle – elle, nous.

Comme j’ai osé le dire dans nos rencontres plus ou moins publiques, le Stockfeld m’a été présenté comme une tranche nette du passé, sans les tripes du Neuhof, sans le sinistre labyrinthe de la Cité, et généralement sans le cocktail de cultures, de races et d’économies qui définissent ce lieu complexe.

Et tous les autres lieux de notre société post-industrielle, et (j’ose dire) post-européenne.

Mais cette exemplarité même est la cible de notre réflexion et le champ de notre recherche, le matériel sur lequel nous pouvons intervenir. Nous, les faibles, les artistes venant d’un no man’s land d’approximations et de naïveté. Car sans cela – sans la naïveté de croire que les choses peuvent changer – rien ne bouge plus. Tout se fige dans cette apparence de l’inévitable. La rhétorique du Neuhof est celle de l’inévitable. On ne peut construire que des fortifications institutionnelles, on ne peut parler avec les gens que dans les espaces contrôlés, on ne peut faire que ce qu’on a toujours fait, contrôler, récompenser, punir, cacher, attendre.

Je crois que le grand pas qui a été franchi d’une manière modeste et inattendue pendant notre atelier au Neuhof est justement cela : avec les instruments de l’art (chaos, paresse, ambiguïté, curiosité, dynamisme, folie) la discipline froide et cérébrale de l’urbanisme a été mise au travail d’une façon plus proche des questions en jeu, et par cela plus proche des réponses qu’on continue à chercher. Je n’essaie pas de vous mentir et prétendre que nous faisions quelque chose de neuf ; mais précisément parce que nous jouions un modeste jeu d’exploration, un jeu de rôles où le prisonnier et le gardien étaient tous deux enfermés dans le même espace, nous étions plus proches des questions que d’autres joueurs plus grands, meilleurs, plus rapides, plus adaptés.

Comme je le disais auparavant, plus aptes à s’occuper des Neuhofs  de cette planète

(Neuhof – une mégapole en train d’apparaître à cet instant même) seraient ces esprits hybrides qui sautent de la précision de l’architecte aux vertus de l’improvisation de l’artiste. Tout en restant humbles.

Bon, voilà, je dois revenir maintenant à ma routine quotidienne, humble, je vous assure.

Amicalement,

Calin Dan

Regards sur le Stockfeld / Comment entrer?

novembre 15, 2010

« …Ils marchent, ce sont des marcheurs dont le corps suit les pleins et les déliés d’un contexte urbain qu’ils écrivent sans pouvoir le lire. Ces pratiquants utilisent des espaces qu’on ne peut voir ; leur savoir en est aussi aveugle que celui des amoureux enlacés dans les bras l’un de l’autre… L’acte de marcher est au système urbain ce que la parole est au langage ou aux formulations prononcées. » (Michel de Certeau, Marcher dans la Ville).

Votre corps marche dans le Neuhof au Stockfeld. Comment plongez-vous le corps dans un lieu inconnu ?

Comment jetez-vous un pont entre le Neuhof et le Stockfeld ? Quelle est la nature d’un tel pont.

Elle marche plus lentement que tous les  autres.  Le monde passe poussé par de rapides vents d’émotion. La balle se passe en trois et quatre et six et sept et huit et neuf. Vous signez la balle avec un nom différent. Quatre fois vous la signez avec Neuhof. Comment partagez-vous le temps à partir d’un morceau de papier transmissible ? Comment le petit papier peut-il passer d’un vous à un vous ? L’Indien est-il un touriste ? Des fenêtres fragmentées, provenant d’époques et de lieux différents se relient par des rayures plastiques rouges et blanches.  Montez l’échelle métallique pour atteindre la fenêtre.  Dessinez la carte d’en haut en vous y incluant dedans. Grimpez en haut pour voir de loin ; marchez loin pour le voir de plus près. Est-ce ça aide ? Vous adoptez le personnage d’un touriste émotif qui nous confronte avec nos propres marches dans le Neuhof. Votre émotion est présente.

Maintenant, remplacez tous les « vous » par les « je ». Vous le faiseur ; vous l’ « exerciseur du jeu ».

« Chaque exercice est une « réflexion physique » sur soi-même. Un monologue. Une introversion. … Les jeux sont un dialogue, ils ont besoin d’un interlocuteur. Ce sont des extroversions. Il y a une bonne mesure d’exercice dans les jeux et une bonne mesure de jeu dans les exercices. » (Augusto Boal, Des Jeux pour des Comédiens et des non-Comédiens)

Ce lieu a été créé pour que Je y marche. La nourriture a été créée pour que Je la mange à « Mosaïque ». Est-ce Je suis resté ?

Irina Botéa

Regards sur le Stockfeld / How do you enter

novembre 15, 2010

How do you enter

“…They walk, they are walkers, whose bodies follow the thicks and thins of an urban “text” they write without being able to read it. These practitioners make use of spaces that cannot be seen; their knowledge of them is as blind as that of lovers in eachothers arms. … The act of walking is to the urban system what the speech act is to language or to the statements uttered”. (Walking in the City, Michele de Certeau).

Your body walks in Neuhof and in Stockfeld. How do you thrust your body into an unfamiliar place?

How do you name yourself inside the place? How do you see? Do you smell, hear, read, something new but still familiar enough to know it as “you”? Do you amplify and sustain fictionalized perspectives, subjectively projecting them into the “public” and therefore “problematic” space? What kinds of knowledge backgrounds help the one who enters? How is the problem modified by what you know and who you are? Do you replace “who” with “how”?

How does one become a tourist? What is the trauma of the tourist? How do you perform yourself as a tourist? How are you, at once, the other and not the other?

How do you bridge Neuhof with Stockfeld? What is the nature of such a bridging?

She walks slower than anybody else. The world passes by in fast emotional winds. The ball is passed in three and four and six and seven and eight and nine. You sign the ball with a different name. Four times you sign it with Neuhof.  How do you share the time from a piece of transmittable paper? How can the small paper travel from you to a you? Is the Indian a tourist?  Fragmented windows, from different times and places connect in red and white plastic stripes. Climb the metallic ladder to reach the window. Draw the map from above you with you inside. Climb high to view from a distance; walk far to see it closer. Does it help? You take the persona of an emotional tourist confronting us with our own walks into Neuhof. Your emotion is present.

Now replace all the “yous” with the “Is”. You, the doer, you “gamesercise.”

“Each excersise is a “physical reflection” on oneself. A monologue. An introversion. …The games are a dialogue, they require an interlocutor. They are extroversion. There is a fair proportion of exercise in the games and a fair proportion of game in the exercises.” (Augusto Boal- Games for Actors and Non Actors).

This place was made for I to walk in it. The food was made for I to eat in “Mosaic”. Have I stayed?

Irina Botea

Regards sur le Stockfeld / des indiens dans la ville

novembre 14, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le quartier du Stockfeld est historiquement lié à l’image des (American) Natives.

Réutilisant le terme des « indiens » du Stockfeld, premiers habitants du quartier, l’intention du projet est de déterminer des territoires et de mettre en avant la fierté de la cité jardin.

En tournant en dérision le terme des indiens, qui fut un temps péjoratif, la vie du quartier prend une autre tournure. A l’image de l’association des habitants qui revendiquent cette appellation lors de défilés annuels, le but du workshop est de mettre en scène les résidents devant leurs propriétés avec une coiffe indienne.

A partir de cette rencontre, des territoires se dessinent.

Chaque portrait représente une tribu dont le symbole est inscrit sur les volets des bâtisses de l’architecte Schimpf.

Se distinguent dix peuples : le trèfle, le coeur, le pique,

le carreau, le rond, le sapin, les trois ronds, la feuille, et l’amphore.

Mais cette action ne s’arrête pas là !

En travaillant au sein du Stockfeld les habitants ont montré leur fierté et la dynamique qui les anime. Dans cette lancée, le projet peut fortement évoluer. Des affiches peuvent être placées dans le village et les quartiers nord du Neuhof afin de promouvoir les actions de l’association des indienne à plus grande envergure/échelle.

Lorine Boudinet / ESAD
Thomas Schaupp / ENSAS
François Bauer / ENSAD

Regards sur le Stockfeld / « 1, 3, 5, 7 … 2, 4, 6, 8 … »

novembre 14, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.


« 1, 3, 5, 7 …
2, 4, 6, 8 … »

Un état des lieux,
un état des faits,
… un état.

Ressentie d’un espace-temps, d’une situation, d’un décalage.

S’immerger, prendre un rythme, en changer, être conscient, être…là.
Voilà ce que nous avons tenté de réaliser à travers la vidéo

« 1, 3, 5, 7 …
2, 4, 6, 8 … »
en résultat du workshop de novembre 2010.

« Les barrières peuvent se franchir aussi simplement qu’un plateau bon marcher
peut chuter. »

Claire Johann / ENSAS
Diane Augier / ESAD
Eve Bruschet / ESAD

Regards sur le Stockfeld / partager le temps

novembre 14, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est un jeu de texte, un jeu urbain.
Partant de la constatation qu’il est fréquent
qu’un ticket de transport soit encore valable
après la fin du trajet des voyageurs, et donc
utilisable par une autre personne,
nous souhaitons proposer un lieu de communication
où l’échange, la transmission puisse s’établir.
Règle du jeu :
Nous ne visons ni riche, ni pauvre.
Nous ne répondons pas à un problème social.
Nous ne visons pas à répondre à une
demande d’aide.
Nous ne sommes pas contre la loi.

Lusine Soghomonyan / ENSAS
Mushegh Tokmajyan / ENSAS
Jia Qiu / ESAD

Regards sur le Stockfeld / quand l’art et l’architecture s’emmêlent

novembre 14, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En immersion dans le quartier du Neuhof à Strasbourg, nous avons pu prendre conscience de la rupture existant entre ce quartier et le centre ville : faible présence des transports en commun à la fois dans ce quartier, et entre le Neuhof et le centre-ville.

Cependant, plutôt que de souligner les facteurs négatifs de cet enclavement, nous nous sommes davantage intéressés à la vie des gens du quartier et notamment à l’esprit de solidarité qui y règne. Cet enclavement ne crée-t-il pas pourtant une certaine cohésion entre les habitants du Neuhof ? De cette réflexion a émergé l’idée de traduire et de mettre en valeur cette unité sociologique. Pour ce faire, nous avons imaginé, avec la participation active des habitants du Neuhof et du Centre Socio-Culturel, la création d’un maillage entre les différents immeubles et ainsi matérialiser le lien qui unit les habitants. Afin de rendre palpable ce lien, nous projetons d’inviter les habitants du Neuhof à relier leurs fenêtres à l’aide d’une bande signalétique de chantier (en écho au projet de restructuration du Neuhof). Dans le délai qui nous était imparti, il nous était bien évidemment impossible d’organiser un tel événement sans avoir d’abord présenté le projet à l’ensemble des habitants du quartier. Afin de crédibiliser le projet aux yeux des habitants, il nous fallait aussi le parrainage du Centre Socio-culturel du Neuhof. De manière à communiquer notre projet et à susciter l’intérêt des gens du Neuhof, nous avons réalisé au cœur du quartier une expérience avec quelques habitants volontaires. Première ébauche vers le projet à l’échelle du Neuhof….

TOENZ Pauline / ENSAS
BOULLE Claire / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Simcitée

novembre 14, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le contexte pesant du Neuhof n’épargne personne et présente plusieurs risques plus au moins pervers.
Me concernant, l’un d’eux était de me sentir soudainement investit d’une sorte de mission divine qui viserait, par exemple, à importer le bonheur, ou du moins la vision que je m’en fait. Sorte de condescendance qui n’a pas lieu d’être.
Dans un second temps l’empathie m’a fait penser que je devrais  aller vers les habitants du quartier car mon travail allait les concerner.
Puis je me suis rapidement débarrassé de cette empathie, je me suis interdit tout contact intentionnel, et donc selon moi intéressé.
En effet, l’individu aurait été abordé dans le cadre d’une consigne, et le fait de devoir produire un rendu aurait orienté mon approche, biaiser le contact entre lui et moi (idée de l’instrumentalisation )
De plus, le temps impartit ne me permettait pas de comprendre toute la complexité d’un habitant,car la vie et les conditions dans lesquelles ceux-ci vivent méritent que si ils deviennent les sujets d’un travail, celui-ci soit réalisé avec toute les nuances et la profondeur nécessaire.
Je garde donc ce type de travail pour une autre fois, si je le désire personnellement et si je dispose de beaucoup de temps.
Autre  risques rencontré, et sans doute le plus sournois, est celui de ce que j’appellerais «  l’hyper-prudence » ou quand à force de trop de précautions et de délicatesse on fini par perdre toute son énergie.
J’ai donc décider, après avoir passé plusieurs heures à explorer les rues de la citée, de prendre mon vélo, m’éloigner le long d’un chemin, je voulais voir tout ces vies de plus loin, je me suis finalement arrêté à environ un demi kilomètre des premières habitations.
Je me trouvais sur un immense terrain vague, le point de vue m’offrait une vision d’ensemble. D’un seul regard je voyais les barres HLM et, au lointain, la cathédrale de Strasbourg. Tel un phare, la cathédrale semblait chercher le Neuhof dans le brouillard. La distance m’a permit de mieux me rendre compte de la situation du quartier.
Puis je me suis souvenu d’un discours qui prônait la diversité. Diversité des origines ethniques et aussi/donc? des classes sociales. Cela en construisant différents types d’habitations ( propriétaires et locataires de logement sociaux ) dans un périmètre restreint.
La diversité devait être vue entant qu’atout et non comme source de tensions. Des termes tel que « décloisonnement » côtoyaient des idées telles que « l’anti ghettoïsation » et moi je vivais désormais dans un mode juste et joyeux.
Mais je n’ai pas vue toutes ces choses. Pourtant mon poste d’observation m’a permit de photographier une sorte de résumé architectural du Neuhof.
Pour que cela apparaisse plus évident j’ai coloré cette photo. Voici le résultat (de gauche à droite) :
-en bleu : les barres d’immeubles de premières génération.
-en orange : un pâté d’habitations collectives tout juste construites.
-en vert : les barres d’immeubles de secondes génération.
-en rose : des habitations sociales en cour de construction.
Cette photo, qui se rapproche plus d’un diagramme que d’un paysage peut paraitre froide mais elle à la mérite de mettre en évidence des faits indéniables comme par exemple la construction par blocs, et l’apparence résidentielle des nouveaux HLM. Cache misère?
Que reste-il du discours? Que ce passe-t’il sur le terrain? Ma photo peut constituer un élément de réponse.
Simcity est un jeux vidéo qui permet à son utilisateur de bâtir sa ville, ses administrations, ses réseaux de transports etc. J’ai l’impression que plusieurs joueurs se sont succédés, comme si une forme de totalitarisme transcendant posait ça et là du béton depuis des années.
Ce travail est pour moi le point de départ d’un regard sur l’évolution de ce type d’environnement urbain.
Norbert Jarny / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Les Neuhofs

novembre 13, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Parcourir un quartier comme on parcourt un cerveau. Etablir l’identité d’un lieu comme celui d’une personne, à travers les différentes représentations que les habitants en donnent.
L’enjeu est de demander des plans, des représentations de l’espace ou nous nous trouvons, pour ne représenter ce quartier qu’a travers les «signifiés» et les expériences vécus des habitants.
A travers ces dessins, ces aussi le positionnement de chacun qui ressort.
Partir à la recherche du Neuhof, c’est se risquer à rencontrer les Neuhofs, une identité éclaté et à différents rythmes.

Irene Tchernooutsan / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Les Enfants, le Quartier et Le bonheur

novembre 13, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Notre projet a commencé par une analyse du quartier du Neuhof. Nous avons focalisé notre attention sur les graffitis qui recouvrent les immeubles de la cité. Nous avons constaté que dans cette zone règne un climat de tension. Puis nous sommes allez nous promener dans le Stockfeld qui est intéressant pour son architecture, nous avons vu des jardins, des potagers, et nous avons compris que des endroits positifs peuvent exister au Neuhof, et qu’une meilleure qualité de vie existe dans ce lieu. La comparaison entre la cité proche du tramway et le Stockfeld nous donne envie de réfléchir à investir la cité en faisant une proposition qui interviendrait dans l’espace. Nous avons rencontré des personnes, membres d’association pour les enfants qui nous ont expliqué que les enfants sont le moteur de cette cité, et que si on agissait avec les enfants, cela aurait un impact sur les parents, et sur la vie du quartier.
Notre proposition était de faire dessiner les enfants selon une consigne : «Si vous pouviez dessiner sur les façades des immeubles, qu’aimeriez vous y voir?». Les enfants du quartier ainsi que des parents se sont prêtés au jeu, et nous avons récolté plusieurs dessins. La suite du projet était d’afficher ses dessins sur les murs des immeubles pour recouvrir les insultes écrites. Ce que nous avons fait, puis dans la même journée un gardien a enlevé les dessins et a repeint l’insulte. Il nous a expliqué que les dessins risqués de brûler dans la nuit. Il comprend l’intérêt de notre action mais peut-être n’avons nous pas fait suffisement attention au contexte du quartier quant à l’interprétation de notre acte par les habitants de la cité?
Ceci reste quand même une aventure humaine forte, travailler avec des enfants, tisser un lien avec eux, on ne peut qu’imaginer la force d’une telle rencontre, parler aussi avec les parents, comprendre le quotidien de ces personnes le temps d’un workshop était très constructif pour notre regard, notre approche (il n’a pas été évident d’arriver comme ça dans un lieu inconnu, et de démarrer une investigation). On peut se demander si une proposition comme celle que l’on a fait a une chance de réussir dans un lieu où l’on ne connaît pas forcement les comportements des habitants, et peut-être faut il d’abord tisser un lien avec ces habitants pour pouvoir ensuite agir, même si le contexte de cette cité rend la mise en place de projets plus délicate à faire.

Derya Cakicili / ENSAS
Neslihan Senan / ENSAS
Seunghee Lee / ESAD
Anthony D’Alessandro / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Espace public

novembre 13, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Après avoir passé deux jours dans le quartier du Neuhof, nous avons choisi de travailler la photographie et plus précisément le photomontage. Ce médium nous a parût approprié car c’est un peu de cette manière qu’est véhiculé l’image de ce quartier. La cité est en proie aux trucages numériques : l’aspect médiatique de la cité ne nous permet plus de savoir ce qui est vrai ou non. Le Neuhof souffre en effet de sa réputation fondée sur la communication colportée par les médias. Ils veulent faire jouer une fiction aux habitants de la cité. Cependant certains habitants se prêtent au jeu et nous font clairement comprendre que nous ne sommes pas chez nous. C’est un espace devenu privé d’où notre gêne.

Par le biais des photomontages, nous cherchions ainsi à exprimer notre ressenti, par des compositions ambigües dont on ne distingue pas toujours la part de fiction. Nous avons intégrer à des prises de vue du Neuhof, des photographies de personnes de la cité jardin et de notre environnement. Souhaitant ainsi provoquer un trouble auprès du spectateur en l’amenant à se questionner sur sa propre perception. En effet les personnes pourraient aisément se trouver sur la photographie, cependant, l’aspect visuelle, (luminosité, couleurs différentes…) de la photographie nous empêche d’y croire, mais soulève ainsi les a priori du spectateur sur le quartier.

Géraldine Legin / ESAD
Alice Pessey / ESAD

Regards sur le Stockfeld / 3 filles dans c’quartier, avec un ballon en plus !

novembre 13, 2010

Ce diaporama nécessite JavaScript.

3 filles dans c’quartier, avec un ballon en plus ! » rend compte de notre expérience avec les gens de la cité du Neuhof.
Nous avons choisi de nous laissé guider dans la ville, au hasard des rues et des rencontres, par l’action physique et sociale d’un ballon de football. Travailler sur ce quartier nous paraissait impossible sans au préalable rencontrer ses habitants ou ses usagers. Nous étions juste là, à nous promener le ballon au pied, en les laissant faire le pas de nous interpeller pour ensuite engager une conversation.
Pourquoi le ballon de football ? c’est un objet simple, qui n’est au final qu’un morceau de caoutchouc recouvert de cuir et rempli d’air, mais que tous les jeunes de la cité maîtrisent mieux que nous. Nous ne sommes pas allé vers eux avec une position dominante que finirait par les rabaisser (comme l’image que véhiculent les médias), mais plutôt en leur demandant de nous apprendre, à jongler par exemple.
Chaque personne avec qui nous avons échangé à signé le ballon (non sans une certaine fierté) pour matérialiser cette rencontre et la fixer dans le temps.
Toute notre promenade s’est avérée très riche et s’est déroulée sans encombre. Elle nous a permis de nous rendre compte de la cohésion au sein des jeunes (reconnaissance des différentes signatures), de l’identité forte du quartier (signature accompagnée de « Neuhof ») et de leur ouverture aux autres, contrairement à ce contre quoi on nous avait mises en garde…

ALBERT Emilie / ESAD
LAYLE Christal / ENSAS
LEBOUTEILLEE Mathilde / ENSAS

Regards sur le Stockfeld / Texte de Laurent Reynes

novembre 12, 2010

Le workshop «E-cité-Bucarest » a été l’occasion de tester et d’éprouver différents aspects de l’interaction actuelle entre les deux disciplines, art et architecture.

Les deux écoles d’art et d’architecture de Strasbourg se sont réunies durant trois jours, à travers une trentaine d’étudiants de 2° année de master. Ils ont travaillé librement, individuellement ou par groupes, mixant souvent les deux écoles de manière volontaire.

L’objet d’étude était le quartier du Neuhof-Stockfeld, dans toutes ses dimensions (physiques, sociales, historiques…) Les étudiants étaient libres de mettre en exergue un aspect du quartier, ou d’intervenir de manière physique et directe. La liberté a été volontairement laissée très grande afin de faciliter l’apparition d’observations et d’interventions de natures très différentes.

A l’heure du bilan, divers niveaux de lecture semblent se dégager, tant d’un point de vue artistique qu’architectural, ou encore pédagogique.

L’approche artistique ne fait pas de doute quant aux résultats que les étudiants ont présentés. Les actions et les travaux mis en place ont prouvé la capacité, la spontanéité, la réactivité, et l’immédiateté de la réflexion artistique. Le foisonnement d’idées produites par les divers groupes d’étudiants, les méthodes souvent intuitives développées dans la pluralité des concepts sont dues à l’approche plutôt artistique du lieu. La performance (projet « Neuhof Football »), l’interactivité, la sollicitation des habitants ont été les techniques semble-t-il les plus mises en oeuvre pour mener à bien les idées. La photographie ou le petit film, moyens rapides, furent les deux techniques de restitution et de rendu des travaux.

Ces remarques semblent évidentes au regard du projet « Neuhof – Football » ou le ballon a été l’objet d’échange, de conversation, de discours, de lien, entre les étudiants et les jeunes du quartier. La manière de filmer les pieds des joueurs en entendant leurs voix (presque) off, a été une manière très efficace de rendre compte de la vie du quartier, sans pour autant blesser ni juger la personne qui acceptait d’être interviewée.

L’approche plutôt architecturale du site était beaucoup plus diffuse mais pour autant bien présente. Elle était déjà dictée à la base même du sujet du workshop. Le sujet d’étude étant le quartier du Neuhof-Stockfeld, les étudiants ont eu dès le départ l’esprit tourné tour à tour vers la sociologie, l’histoire et la morphologie du quartier. Le projet « Là où je suis » consistait à aborder une personne dans la rue du quartier et, après lui avoir présenté une feuille de papier et un crayon, lui demander de dessiner sa situation dans le quartier à l’instant de l’interview. Le petit reportage montre donc des piétons qui dessinent le plan de leur quartier, avec tous les aléas que comporte ce genre d’exercice, entre la surprise provoquée par la demande et la connaissance réelle de leur quartier.

La sociologie du quartier est la composante la plus prenante et la plus évidente. Dès que l’on rentre un peu dans l’esprit du lieu, on se rend compte que la population réputée difficile pose son empreinte quasiment partout. En ce sens, le projet « Nique la police » a consisté à couvrir de dessins d’enfants un graffiti écrit à la bombe de peinture sur un mur du quartier.

Les étudiants ont donc senti de près la difficulté de réagir avec ce facteur social très prégnant. Les notions de « lien », de « pont », d’« échange », se sont souvent retrouvées dans les résultats, mettant ainsi en avant le besoin de contacts avec des couches sociales

auxquelles ils sont rarement confrontés. C’est donc cette approche sociale du lieu qui a été mise en évidence dans la plupart des travaux.

L’approche architecturale s’est aussi retrouvée dans l’observation et l’action sur l’espace des diverses entités du quartier. Dans le projet « Lien fenêtres », le groupe a voulu réellement tisser des liens physiques en tendant un ruban de chantier d’une fenêtre à l’autre d’appartements différents. S’ils avaient eu un peu plus de temps, l’entité bâtie ayant servi de support au projet, aurait étaient complètement tendue de ruban, créant ainsi comme un plafond, ou un velum, sur l’espace public. L’urbanisme de la cité du Stockfeld, totalement différent de celui de la cité du Neuhof, est le corollaire du facteur social indiqué plus avant. L’histoire architecturale et urbanistique du quartier se confond avec les diverses localisations et l’implantation des couches sociales.

La notion du temps a également été une donnée importante de cet atelier. La durée du travail, réduite à environ deux jours (en tenant compte des divers exposés de présentations et d’informations) a été appréhendée au départ comme une contrainte difficile, et s’est avérée être un facteur tonifiant et impulsif. La notion d’urgence s’est révélée être un moteur pour l’apparition des idées.

Cet atelier a vu l’émergence de concepts de base d’une teneur et d’une portée que les étudiants ont eu du mal à réellement apprécier par manque de recul. La spontanéité des idées et l’évaluation de leurs teneurs auraient nécessité plus de temps afin de pouvoir les exploiter à leur juste valeur et les développer pleinement.

Enfin, il me semble important de mentionner tout le côté positif de cette expérience commune liée à la participation des deux écoles. La complémentarité des deux visions artistique et architecturale n’est plus à démontrer tellement elle semble évidente et riche d’idées émergentes. De plus, ce workshop était placé sous la houlette des deux artistes roumains intervenants. Leurs travaux, découverts au cours de leurs exposés, leurs conseils et leurs remarques, ont été de solides repères et des références pour les étudiants. La richesse inter culturelle de cet atelier a ouvert des horizons multiples. Les points de vue techniques et analytiques inhérents à chacune de deux entités se sont révélés être très souvent en phase. L’art a besoin de l’architecture et inversement. C’est en rapprochant les deux disciplines que les protagonistes se rendent compte des logiques propres à chacune d’elles. Et c’est en les connaissant qu’ils peuvent ensuite les comprendre pour se les approprier.

La mixité mise en place par les conditions de ce workshop a permis de sentir et d’affirmer des complicités possibles entre les deux écoles. Les approches artistiques et architecturales contemporaines s’avèrent très complémentaires. La liberté et la spontanéité des uns, le pragmatisme et la méthode des autres se sont révélées être très concluantes quant aux résultats obtenus. Cette initiative est bien sûr à prolonger et continuer, avec d’autres intervenants sur d’autres objets d’études.

auxquelles ils sont rarement confrontés. C’est donc cette approche sociale du lieu qui a été mise en évidence dans la plupart des travaux.

L’approche architecturale s’est aussi retrouvée dans l’observation et l’action sur l’espace des diverses entités du quartier. Dans le projet « Lien fenêtres », le groupe a voulu réellement tisser des liens physiques en tendant un ruban de chantier d’une fenêtre à l’autre d’appartements différents. S’ils avaient eu un peu plus de temps, l’entité bâtie ayant servi de support au projet, aurait étaient complètement tendue de ruban, créant ainsi comme un plafond, ou un velum, sur l’espace public. L’urbanisme de la cité du Stockfeld, totalement différent de celui de la cité du Neuhof, est le corollaire du facteur social indiqué plus avant. L’histoire architecturale et urbanistique du quartier se confond avec les diverses localisations et l’implantation des couches sociales.

La notion du temps a également été une donnée importante de cet atelier. La durée du travail, réduite à environ deux jours (en tenant compte des divers exposés de présentations et d’informations) a été appréhendée au départ comme une contrainte difficile, et s’est avérée être un facteur tonifiant et impulsif. La notion d’urgence s’est révélée être un moteur pour l’apparition des idées.

Cet atelier a vu l’émergence de concepts de base d’une teneur et d’une portée que les étudiants ont eu du mal à réellement apprécier par manque de recul. La spontanéité des idées et l’évaluation de leurs teneurs auraient nécessité plus de temps afin de pouvoir les exploiter à leur juste valeur et les développer pleinement et continuer, avec d’autres intervenants sur d’autres objets d’études.

Laurent Reynes
Artiste et enseignant à l’ENSAS

Regards sur le Stockfeld / texte de Dominik Neidlinger

novembre 12, 2010

Quand l’art et l’architecture s’en mêlent-

un regard critique sur le territoire modèle de la métropole strasbourgeoise

Le Neuhof-Stockfeld -une mission (im)possible ?

Un workshop contenant deux artistes roumains Irina Botea et Calin Dan, trois enseignants Laurent Reynes, François Duconseille et Dominik Neidlinger respectivement artiste, architecte et urbaniste de l’ESAD et de l’ENSAS, une vingtaine d’étudiants des deux établissements partenaires et un lieu, le centre culturel Django Reinhardt au cœur de Neuhof, ce sont les ingrédients d’une expérience surprenante de quatre jours intenses sur place.

Quelle mission et quel objectif à se donner pour un temps de travail très limité sans bonne connaissance préalable du territoire et du quartier ?

Comment rentrer en contact direct avec la population en sachant que c’est un « quartier sensible » ?

Et en parlant de l’identité du territoire du Neuhof qui est en train d’être revalorisé par un Grand Projet de Ville (GPV), ne faudrait-il pas parler d’une poly-identité entre la cité-jardin Stockfeld, le Neuhof-village et les cités (Polygones et autres) ?

Trop de questions et peu de réponses pour retrouver ses repères dans un contexte urbain complexe pour développer une stratégie, donc s’agit-il d’une mission impossible ?

Au contraire tout est possible, ce que montraient les projets élaborés par les étudiants de l’ESAD et l’ENSAS dans des groupes mixtes permettant de croiser leurs regards d’une manière intuitive et surprenante. Un ballon de foot comme médiateur pour faire parler les jeunes, des bandes en plastique bicolore reliant les façades des immeubles qui créent un vrai espace intermédiaire ou une boîte ingénieuse au terminus du tram Rodolphe Reuss permettant de redistribuer des billets encore valables, pour juste citer quelques projets parmi d’autres. Ils ont tous en commun une créativité spontanée, propre à une démarche conceptuelle et comme seul objectif de montrer d’une part le dysfonctionnement de ces territoires hérités d’un urbanisme fonctionnaliste et d’autre part de révéler l’énorme potentiel d’une forme d’habitat directement en contact avec la nature. ces espaces et ces lieux du quotidien deviennent à travers une autre approche, radicale et sensible en même temps, une « plateforme du possible »- un dispositif spatial et social où toutes formes d’interaction entre les habitants se facilitent. Il permet également de créer une nouvelle identité positive souvent cachée derrière l’apparente banalité du quotidien de ces quartiers. Ce dépassement de l’habituel et de la norme, autant prôné dans une société multiculturelle, ne doit pas rester que des paroles, il faut se doter des « plateformes du possible » dans l’espace urbain pour se réinventer nous-mêmes…c’est ce que les projets d’étudiants nous ont bien montrés..!

Dominik Neidlinger

Diplom -Ingénieur

architecte / urbaniste

maître assistant à l’ENSAS

Regards sur le Stockfeld / A fleur de peau, entre cité et cité jardin.

novembre 12, 2010

A fleur de peau, entre cité et cité jardin.

« Armstrong je ne suis pas noir – Je suis blanc de peau – Quand on veut chanter l’espoir – Quel manque de pot… » ainsi jouait Claude Nougaro avec les mots, les peaux et les pots dans une chanson hommage au jazzman Louis Armstrong

« Manque de pot » c’est sans doute le sentiment général et partagé par les habitants du Neuhof depuis plus d’un siècle quelque soit le quartier habité, vivre en ces territoires c’est semble-t-il être frappé de malchance. Et si ce manque de pot était en fait un manque de peau, sentiment de manque de protection, de dénuement voir d’abandon, c’est alors de corps dont on parle et non plus d’horticulture, du corps des habitants, du corps social de la cité ou plutôt des différents corps qui la constituent ici  par juxtaposition de territoires séparés chacun par sa peau à l’identité revendiquée. Circuler en ce quartier, c’est négocier ces différentes peaux, appelons les, limites, frontières, passages réels ou imaginaires.

Peaux-rouges ; les habitants déplacés du centre ville de Strasbourg au Stockfeld au début du XXe siècle se faisaient appeler les « Indiens du Stockfeld » sans doute en raison du sentiment de vivre dans un « camp » éloigné de la ville, entouré par la forêt, une poche d’habitations repliée sur elle-même au dessin organique faisant penser à des strates de derme, appendice extrême de la communauté urbaine.

Plus tard, ce seront les gens du voyage qui camperont non loin de là, en bordure d’aérodrome, il y sont encore, vivant de façon précaire entre caravanes, constructions informelles et logements sociaux standardisés. La peau est pour cette population réellement « rouge », foncée venue de l’est, d’Inde d’où migra, il y a bien longtemps, la population Rom.

Et d’autres peaux, blanches, jaunes, noires dans la Cité, ensemble de logements sociaux construits durant ces 30 années dites glorieuses, des peaux et des visages de jeunes gens désoeuvrés, parfois encapuchonnés, cachant ces peaux qui appellent au contrôle au faciès, peau à stigmate pour moinillons en souffrance.

Venir au Neuhof, c’est dans la tête de beaucoup risquer, non de la perdre, sa peau, mais d’être « dépouiller » [montre, téléphone, lecteur de musique, appareillage devenu « peau »] ou pire qu’il soit porter atteinte à la peau cuirasse de son véhicule, dépouilles calcinées d’automobiles offertes en pâture médiatique les soirs de Saint Silvestre.

La question est bien là, celle du dépouillement, non du dépouillement chrétien façon Saint Martin qui par le don matériel panse l’injustice sociale tout en maintenant les écarts, mais d’un dépouillement culturel qui nous déferait de l’habit empesé des atavismes et nous permettrait de penser la rencontre et l’échange au-delà des scénarios pré-conçus pour reportage de journal télévisé.

Alors, ce quartier ne souffrirait pas d’un manque de « peau » mais d’un excés, de carapaces formées par l’accumulation de sentiments négatifs validés par le réel et durcies par des postures identitaires et héroïques. Dans cette course à l’épiderme guerrier surgit au bon moment l’armure caoutchoutée du gendarme mobile venu tanner le cuir récalcitrant de l’indiscipline sociale.

Modestement pendant 4 jours un groupe d’étudiants d’architecture et d’art a circulé dans ces espaces complexes et a tenté, armés de leur sensibilité, d’y produire quelques porosités. Ils ont été accompagnés en cette aventure par Irina Botea et Calin Dan, deux artistes roumains, passeurs d’histoires, de frontières et de peaux.

François Duconseille

Scénographe et plasticien

Professeur à l’ESADS

responsable du Pôle Espaces Publics de l’Option Design & Scénographie

e-cité Bucarest

octobre 30, 2010

http://issuu.com/e.cites-bucarest/docs/e.cites-bucarest

Quand l’art et l’architecture s’en mêlent. « Regards sur le Stockfeld »

octobre 30, 2010

Lancement mardi 2 novembre de l’atelier Quand l’art et l’architecture s’en mêlent. « Regards sur le Stockfeld » mené dans le cadre du programme E. CITES/BUCAREST

partenariat entre Apollonia – ENSAS – ESADS

Du 2 au 5 novembre 2010 – Cité jardin du Stockfeld

L’architecture et l’art contemporain se rencontrent dans un travail de trois jours sur un territoire modèle de la métropole strasbourgeoise : la cité-jardin du Stockfeld et ses environs naturels et urbanisés. Comment créer sur ce territoire à la lisière de la métropole, des espaces d’urbanité qui positionnent l’Homme, ses pratiques et modes de vie, ses perceptions et sensibilités au cœur des démarches ? Comment mettre en dialogue cette cité jardin, exemple d’un urbanisme d’avant-garde du début du XXe siècle, avec l’ensemble des territoires environnants ? De quelle manière artistes et architectes peuvent-ils se saisir de ce lieu hérité du XXe siècle, aujourd’hui isolé et replié sur lui-même ? Comment imaginer le temps et l’espace urbain de demain face aux enjeux transfrontaliers ?

Le travail de l’atelier propose de prendre en compte ces questions à travers le regard d’architectes et d’artistes étrangers. Deux artistes roumains – Irina BOTEA et Dan CALIN –, présents à Strasbourg dans le cadre du projet E-cité, sont invités à travailler avec une vingtaine d’étudiants en arts et architecture, issus de différentes cultures. Le travail est encadré sur le terrain par trois enseignants – Laurent REYNES (responsable scientifique de l’atelier), François DUCONSEILLE, Dominik NEIDLINGER – respectivement artistes et architectes de l’ENSAS, de l’ESADS – et est accompagné par des jeunes chercheurs du laboratoire AMUP –  le collectif OULA et Andreea GRIGOROVSCHI. L’objectif est de comprendre comment cette forme d’habitat de la métropole strasbourgeoise, ses espaces et ses lieux du quotidien, pourraient être lus autrement et sortir de cette forme d’oubli et d’isolement dont ils semblent souffrir. Le regard étranger pourrait  nous aider à rechercher des formes d’interaction avec les habitants et suggérer des dispositifs et des outils nouveaux pour nos projets métropolitains.

Enseignants :

Laurent REYNES (responsable scientifique de l’atelier), Dominik NEIDLINGER, enseignants ENSAS.

François DUCONSEILLE, enseignant ESADS.

Artistes roumains invités intervenants : Irina BOTEA et Calin DAN.

Assistants, jeunes chercheurs du Laboratoire AMUP : le collectif OULA et Andreea GRIGOROVSCHI.