Posts Tagged ‘dérive’

traversées urbaines #2

mars 19, 2012

cycle de projections de la cinémathèque de Grenoble

Traversées spatiales, traversées temporelles, traversées thématiques, mais aussi impossibles traversées.
Ville et cinéma se réfléchissent mutuellement depuis plus d’un siècle. Réinterrogeons les classiques et débattons de l’actualité de cette relation à l’heure où la condition urbaine et l’image numérique se généralisent.

Découvrez le cycle Traversées urbaines en vidéo sur Dailymotion

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Pratiquer la ville, pour une technologie de la dérive

février 26, 2012

Un usage grandissant d’applications mobiles se revendique du situationnisme. Reposant souvent sur la géolocalisation, ces technologies de la dérive « augmentée » sont porteuses d’un renouvellement des pratiques de la ville… ou bien d’un retour aux sources.

http://owni.fr/2011/06/20/pratiquer-la-ville-pour-une-technologie-de-la-derive/

Le lendemain de la veille urbaine #7

novembre 29, 2010

 

 

 

 

 

 

L’autoroute périphérique, inaugurée dans un esprit de triomphalisme chauvin, a rapidement dégénéré en voie de service pour déchets toxiques, en site où déporter les désastres des ères précédentes; vestiges d’asiles et d’hôpitaux, d’usines de munitions et de champs de tir. La route permit la création de nouveaux lotissements Legoland. La circularité de la M25 n’est qu’apparente, en réalité c’est une série de lignes droites mal ajustées, de sprints locaux (de Potters Bar à Waltham Abbey, d’Upminster à Purfleet, de Shoreham à Godstone), ou de bretelles menant directement aux principaux centres commerciaux en bordure, Bluewater et Lakeside, à Thurrock. Toute tentative pour faire le tour de ce circuit, ou pour affronter le trajet, en appelait à des métaphores de la folie. L’automobiliste dans son armure-à-roulettes, avec son moteur à essence, ses gaz d’échappement infects, ses circuits électroniques défectueux, signait un contrat avec le dérangement sensoriel, les hallucinations dues au diesel. Il (ou elle) vivait le genre de passage par l’aliénation, l’effondrement et la réintégration, que préconisaient R.D. Laing et les antipsychiatres des années1960. Sur leurs buttes en bord de route, les châteaux d’eau italianisants et solitaires de Shenley, Claybury et Dartford deviennent les repères, les points cardinaux d’une carte de la folie. Qu’une chose ait disparu, ne soit plus visible, ne signifie pas forcément qu’elle n’est pas là.

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