Posts Tagged ‘écriture’

abondance et disparition

mars 22, 2011

par Alex Alvarez, alias iKanoGrafik

et lire

L’écologie graphique de la ville et sa disparition

un très bon billet d’Urbain trop urbain sur les signes dans l’espace urbain

 

MOTS PUBLICS! (2/réalisations)

mars 20, 2011

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à l’invitation du pôle Espaces Publics de l’Option Design & Scénographie de l’ESADS Malte Martin a mené le workshop MOTS PUBLICS! du 16 au 18 mars.

MOTS PUBLICS! (1/atelier)

mars 20, 2011

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à l’invitation du pôle Espaces Publics de l’Option Design & Scénographie de l’ESADS Malte Martin, designer graphique et scénographe des mots de la ville, a mené le workshop MOTS PUBLICS! du 16 au 18 mars. Quinze étudiants de l’ESADS (Espaces Publics et Communication Graphique) et du Quai (Design Graphique) ont travaillé sur des mises en scène éphémères de 4 poèmes de Ernest Herbeck installées autour de l’ancienne manufacture des tabacs de Strasbourg dans le quartier de la Krutenau. L’objet de cet atelier était de croiser le point de vue du graphiste avec celui du scénographe en se donnant le mot, le verbe comme matériaux et la ville comme aire de jeu.

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Les étudiants

Marielle Agboton – Espaces Publics – ESADS

Anthony D’Alessandro – Espaces Publics – ESADS

Elise Benetreau-Dupin – Espaces Publics – ESADS

Diane  Boivin – Communication Graphique – ESADS

Clément Coubes – Design Graphique – Le Quai

Silvia  Doré – Communication Graphique – ESADS

Thierry Heinz – Design Graphique – Le Quai

Floriane Jan – Espaces Publics – ESADS

Clélia Kessler – Design Graphique – Le Quai

Evgenia Kosmynina – Communication Graphique – ESADS

Audrey Mothu – Design Graphique – Le Quai

Alice Neveu – Espaces Publics – ESADS

Barbara  Quintin – Communication Graphique – ESADS

Mathilde Sauzet – Espaces Publics – ESADS

Fanny Vallat – Design Graphique – Le Quai

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Les poèmes proposés de Ernest Herbeck

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Rouge *

Rouge est le vin, rouges sont les œillets.

Rouge est beau. Rouges les fleurs et rouge

La couleur en plus est belle.

La couleur rouge est rouge.

Rouge est le drapeau, rouge le pavot.

Rouges sont les lèvres et la bouche.

Rouge est la réalité et

L’automne. Rouges sont bien des Feuilles Bleues.

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Noir *

Noir est le jour

Chaque jour je vois du noir.

Noire est la mort.

Noir est même le jour sombre.

Noir est même stupide.

Noire est de couleur l’or claire

Noir est même sombre.

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blanc *

blanche est la neige. Le blanc d’œuf est blanc

blanc le mort ne l’est pas. blanches sont les carpes.

blanc est le costume. blanches sont les fleurs.

blanc est le ton de la couleur. Blancs sont les Russes.

le blanc est beau. blancs sont les poissons

les œufs blanc de plomb. blancs sont les œufs de plomb

blanc est très bon. plus d’un œuf est blanc.

blanc n’est pas noir.

blanc n’est pas clair.

blanc n’est pas bleu non plus.

blanc est le ciel.

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Le rêve *

Le rêve est un papier

le rêve est à la nuit

alors vint le portier

qui ouvre les huis.

le rêve est claire lumière

la mort est la femme

le Le jour est le rêve

et l’arbre est le rêve

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sur Malte Martin
http://www.agrafmobile.net/

désolé pour le mur

mars 15, 2011

Project Neon

février 3, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Architect and designer Kirsten Hively has an enthusiasm for urban space and form that is contagious. Her curiosity about cities is active — she takes notice of a particular structure or sign and seeks out its story. Last summer, Hively told us about the Candela Structures, two almost-forgotten waterfront structures in Flushing Bay that found new life through her investigations and a subsequent exhibition and online project dedicated to surfacing their history. Recently, Hively has discovered a passion for the neon signage of the city and has launched Project Neon, an effort to seek out, photograph and encourage appreciation of the glow of New York City. Read on to learn more about neon’s place in the city, its history and its future and click on any of the images below to launch a slideshow of selections from the over 200 photos (and counting!) she has taken thus far. -V.S.

http://urbanomnibus.net/2011/02/project-neon/

Pixação / Sao Paulo

janvier 25, 2011

KOOL KILLER

janvier 25, 2011

« Kool killer ou l’insurrection par les signes » de Jean Baudrillard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

remarquable analyse de l’irruption des graffitis dans le New York des années 70

 » SUPERBEE SPIX COLA 139 KOOL GUY CRAZY CROSS 136, ça ne veut rien dire, ce n’est même pas du nom propre, c’est du matricule symbolique, fait pour dérouter le système commun des appellations…. comme plus petit élément radical imprenable par quelque discours organisé que ce soit…. c’est ainsi qu’ils échappent au principes de signification et, en tant que signifiants vides, font irruption dans la sphère des signes pleins de la ville, qu’ils dissolvent par leur présence…

… En tatouant les murs, SUPERSEX ET SUPERKOOL, les délivrent de l’architecture, et les rendent à la matière vive, encore sociale, au corps mouvant de la ville, avant le marquage fonctionnel et institutionnel….

… Il est quand même étonnant de voir ça déferler dans une ville quaternaire, cybernétique, dominée par les deux tours d’aluminium et de verre du World Trade Center, mégasignes invulnérables de la toute-puissance du système. »

en téléchargement ici
http://www.lpdme.org/projects/jeanbaudrillard/koolkiller.html#

L’être urbain

janvier 3, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à télécharger sur Publie.net

La ville ne se définit pas d’abord par sa structure ou son architecture : elle se définit par la densité et la relation de ceux qu’elle rassemble.

communauté sans cesse en mouvement, elle est le lieu où s’applique évidemment le pouvoir (il ne se maintient que s’il contrôle la ville), et où se fomente son éventuel renversement. La ville, parce qu’elle est communauté agissante, est le lieu de ce qui se produit, de ce qui se vend.

Paradoxe pourtant que le collectif ne peut s’y exprimer que par et dans la relation indiiduelle. De même, l’expérience des camps de concentration qui devient littérature, via Robert Antelme et David Rousset, qui s’en saisissent par les bords, là où le maître et l’esclave se regardent oeil pour oeil.

La ville, dans sa contemporanéité, ses cinétiques, ses structures, est un élément récurrent du travail de Bozier, notamment dans Fenêtres sur le monde (Fayard, 2002) et {Rocade}. Ici, de la ville, on ne verra que les verbes. Travail rigoureux sur l’injonction, l’obéissance consentie, les pièges et mirages du discours, de la consommation. Bozier, qui nomme chacune de ses incises une fouille, comme en archéologie, ou comme on retourne ses poches, ou comme un policier qui vous a mis bras aux murs, avance avec une écriture double, voire triple : lecture vers à vers, mais lecture verticale de ce qui s’écrit à gauche et lecture verticale de ce qui s’écrit aligné à droite.

La ville, pour chacun d’entre-nous, c’est le combat du dire. Et l’interrogation de comment les plus vieilles permanences du dire, la parole, le geste, l’ordre, le rêve, le corps, sont mises à nu – en tant que langue – par la relation neuve qu’inaugure la ville.

Alors, dans sa pleine puissance heidegerrienne, c’est bien d’être qu’il s’agit : ce que l’urbain creuse dans le verbe qui nous fait être.

 

Fenêtres sur le monde

janvier 3, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

à écouter, Raymond Bozier parlant de son livre « Fenêtres sur le monde »

http://classes.bnf.fr/ecrirelaville/rencontres/bozier.htm

à découvrir le blog « Ecrire la ville » et ses entretiens d’écrivains

Un homme qui dort / Georges Perec

novembre 14, 2010

Les dix premières minutes du seul et unique film réalisé par Georges Perec en 1974.

« Un homme qui dort », adapté du roman éponyme, ne compte qu’un seul personnage, muet pendant 1h17, aucune histoire, aucune péripétie, aucun dialogue, seulement un texte lu en voix off. Mais quelle voix – Ludmila Mikaël, comme possédée par les mots – et quel texte ! Une contestation sans concession de la société à travers la description minutieuse des faits, des gestes et des pensées d’un homme « qui se retire du monde parce que la vie ne lui parle plus ».

http://www.dailymotion.com/video/x3svpv_georges-perec-un-homme-qui-dort_shortfilms#from=embed

écrire la ville

décembre 22, 2009

un atelier d’écriture de François Bon

http://classes.bnf.fr/ecrirelaville/rencontres/bon.htm

Nous ne pourrons jamais expliquer ou justifier la ville. La ville est là. Elle est notre espace et nous n’en avons pas d’autre. Nous sommes nés dans des villes. Nous avons grandi dans des villes. C’est dans des villes que nous respirons.

Georges Perec, Espèces d’Espaces.