Posts Tagged ‘Strasbourg’

« étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? »*

juillet 2, 2012

« étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? »*

diplôme de Scénographie de Marie Fricout

DNSEP Scénographie / ESAD Strasbourg /  juin 2012

Mobilités, les mouvements de la ville de demain.

décembre 6, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Édité par l’association Horizome, ce premier livre de la collection HTP40 est dirigé par Barbara Morovich avec les contributions de Marguerite Bobey, Benoît de Carpentier, Isabelle Freyburger, Pauline Gaucher, Colline Guinchard, Edwina Hoël, Barbara Morovich, Matar Nyang, Daniel Payot, Sébastien Perruche, Gilles Vodouhe et Grégoire Zabé.

La rénovation urbaine de Hautepierre (Strasbourg), qui a tout juste 40 ans, est le prétexte pour l’association Horizome de comprendre et révéler la complexité d’un quartier dont l’image est souvent injustement dévalorisée. Horizome, basé à Hautepierre et composé d’artistes, de chercheurs en sciences sociales et en urbanisme, d’habitants et d’associatifs, explore et expérimente ce territoire depuis trois ans. « mobilités » cherche à restituer cet ensemble d’expériences qui font miroir avec la société. La collection HTP40 se destine à un public large avec une matière de qualité. Elle souhaite rendre accessibles certaines connaissances et expériences, mais aussi intéresser, intriguer, bousculer les idées reçues.

commander sur r-diffusion

Horizome

Quartier réel, quartier rêvé – Mobilité(s) à Hautepierre

novembre 29, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le cadre du Festival Strasbourg-Méditerrannée 2011, l’association Horizome présente des parcours, des migrations, des exils au sein du quartier populaire de Hautepierre, dans la continuité des recherches menées depuis trois ans.

http://www.htp40.org/v2/?p=2011

L’atelier urbain

octobre 19, 2011

L’atelier urbain de la Ville de Strasbourg propose en octobre une série de manifestations et de  rendez-vous autour de la notion de Silhouette urbaine, voir détail dans le programme joint

A signaler tout particulièrement une rencontre à Hautepierre le samedi 22 organisée par l’association Horizome dans le cadre d’Urbik’s, collectif de collectifs travaillant dans l’espace urbain à Strasbourg mais aussi ailleurs

AtelierUrbain


MOTS PUBLICS! (2/réalisations)

mars 20, 2011

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à l’invitation du pôle Espaces Publics de l’Option Design & Scénographie de l’ESADS Malte Martin a mené le workshop MOTS PUBLICS! du 16 au 18 mars.

MOTS PUBLICS! (1/atelier)

mars 20, 2011

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à l’invitation du pôle Espaces Publics de l’Option Design & Scénographie de l’ESADS Malte Martin, designer graphique et scénographe des mots de la ville, a mené le workshop MOTS PUBLICS! du 16 au 18 mars. Quinze étudiants de l’ESADS (Espaces Publics et Communication Graphique) et du Quai (Design Graphique) ont travaillé sur des mises en scène éphémères de 4 poèmes de Ernest Herbeck installées autour de l’ancienne manufacture des tabacs de Strasbourg dans le quartier de la Krutenau. L’objet de cet atelier était de croiser le point de vue du graphiste avec celui du scénographe en se donnant le mot, le verbe comme matériaux et la ville comme aire de jeu.

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Les étudiants

Marielle Agboton – Espaces Publics – ESADS

Anthony D’Alessandro – Espaces Publics – ESADS

Elise Benetreau-Dupin – Espaces Publics – ESADS

Diane  Boivin – Communication Graphique – ESADS

Clément Coubes – Design Graphique – Le Quai

Silvia  Doré – Communication Graphique – ESADS

Thierry Heinz – Design Graphique – Le Quai

Floriane Jan – Espaces Publics – ESADS

Clélia Kessler – Design Graphique – Le Quai

Evgenia Kosmynina – Communication Graphique – ESADS

Audrey Mothu – Design Graphique – Le Quai

Alice Neveu – Espaces Publics – ESADS

Barbara  Quintin – Communication Graphique – ESADS

Mathilde Sauzet – Espaces Publics – ESADS

Fanny Vallat – Design Graphique – Le Quai

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Les poèmes proposés de Ernest Herbeck

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Rouge *

Rouge est le vin, rouges sont les œillets.

Rouge est beau. Rouges les fleurs et rouge

La couleur en plus est belle.

La couleur rouge est rouge.

Rouge est le drapeau, rouge le pavot.

Rouges sont les lèvres et la bouche.

Rouge est la réalité et

L’automne. Rouges sont bien des Feuilles Bleues.

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Noir *

Noir est le jour

Chaque jour je vois du noir.

Noire est la mort.

Noir est même le jour sombre.

Noir est même stupide.

Noire est de couleur l’or claire

Noir est même sombre.

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blanc *

blanche est la neige. Le blanc d’œuf est blanc

blanc le mort ne l’est pas. blanches sont les carpes.

blanc est le costume. blanches sont les fleurs.

blanc est le ton de la couleur. Blancs sont les Russes.

le blanc est beau. blancs sont les poissons

les œufs blanc de plomb. blancs sont les œufs de plomb

blanc est très bon. plus d’un œuf est blanc.

blanc n’est pas noir.

blanc n’est pas clair.

blanc n’est pas bleu non plus.

blanc est le ciel.

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Le rêve *

Le rêve est un papier

le rêve est à la nuit

alors vint le portier

qui ouvre les huis.

le rêve est claire lumière

la mort est la femme

le Le jour est le rêve

et l’arbre est le rêve

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sur Malte Martin
http://www.agrafmobile.net/

HTP40

mars 2, 2011

 

 

 

 

 

 

En ces premiers jours de mars, Horizome lance sa nouvelle Newsletter. Mois par mois, soyez informé des projets de l’association et suivez l’évolution de ses actions.

http://www.htp40.org/

Hautepierre tu l’aimes ou tu la kiffes

décembre 6, 2010

 

 

 

 

 

 

Exposition du 10 au 20 décembre

http://www.htp40.org/category/newsflash/

e-cités / Bucarest

novembre 28, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

parution du catalogue e-cités / Bucarest

130 p dont 20 consacrées au workshop « quand l’art et l’architecture s’en mêlent » mené avec des étudiants de l’ESADS (Espaces Publics) et de l’ENSAS par Irina Botea et Calin Dan du 2 au 5 novembre.

https://esadespacespublics.wordpress.com/category/regards-sur-le-stockfeld/

catalogue disponible à Apollonia

http://www.apollonia-art-exchanges.com/prev_apo.php?cs=1&idm=1&id=6&rub=1&type=1#9

« Regards sur le Stockfeld »

novembre 16, 2010

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premières images de l’atelier qui s’est déroulé du 2 au 5 novembre dans le quartier du Stockfeld et la cité du Neuhof.

25 étudiants de l’ENSAS et du pôle Espaces Publics de l’ESADS ont participé au projet sous la direction de Calin Dan et Irina Botea, artistes roumains invités pour l’occasion et encadrés par François Duconseille, Dominik Neidlinger et Laurent Reynes.

Ce projet s’inscrit dans le projet e-cité Bucarest initié par Apollonia

Regards sur le Stockfeld / Comment entrer?

novembre 15, 2010

« …Ils marchent, ce sont des marcheurs dont le corps suit les pleins et les déliés d’un contexte urbain qu’ils écrivent sans pouvoir le lire. Ces pratiquants utilisent des espaces qu’on ne peut voir ; leur savoir en est aussi aveugle que celui des amoureux enlacés dans les bras l’un de l’autre… L’acte de marcher est au système urbain ce que la parole est au langage ou aux formulations prononcées. » (Michel de Certeau, Marcher dans la Ville).

Votre corps marche dans le Neuhof au Stockfeld. Comment plongez-vous le corps dans un lieu inconnu ?

Comment jetez-vous un pont entre le Neuhof et le Stockfeld ? Quelle est la nature d’un tel pont.

Elle marche plus lentement que tous les  autres.  Le monde passe poussé par de rapides vents d’émotion. La balle se passe en trois et quatre et six et sept et huit et neuf. Vous signez la balle avec un nom différent. Quatre fois vous la signez avec Neuhof. Comment partagez-vous le temps à partir d’un morceau de papier transmissible ? Comment le petit papier peut-il passer d’un vous à un vous ? L’Indien est-il un touriste ? Des fenêtres fragmentées, provenant d’époques et de lieux différents se relient par des rayures plastiques rouges et blanches.  Montez l’échelle métallique pour atteindre la fenêtre.  Dessinez la carte d’en haut en vous y incluant dedans. Grimpez en haut pour voir de loin ; marchez loin pour le voir de plus près. Est-ce ça aide ? Vous adoptez le personnage d’un touriste émotif qui nous confronte avec nos propres marches dans le Neuhof. Votre émotion est présente.

Maintenant, remplacez tous les « vous » par les « je ». Vous le faiseur ; vous l’ « exerciseur du jeu ».

« Chaque exercice est une « réflexion physique » sur soi-même. Un monologue. Une introversion. … Les jeux sont un dialogue, ils ont besoin d’un interlocuteur. Ce sont des extroversions. Il y a une bonne mesure d’exercice dans les jeux et une bonne mesure de jeu dans les exercices. » (Augusto Boal, Des Jeux pour des Comédiens et des non-Comédiens)

Ce lieu a été créé pour que Je y marche. La nourriture a été créée pour que Je la mange à « Mosaïque ». Est-ce Je suis resté ?

Irina Botéa

Regards sur le Stockfeld / How do you enter

novembre 15, 2010

How do you enter

“…They walk, they are walkers, whose bodies follow the thicks and thins of an urban “text” they write without being able to read it. These practitioners make use of spaces that cannot be seen; their knowledge of them is as blind as that of lovers in eachothers arms. … The act of walking is to the urban system what the speech act is to language or to the statements uttered”. (Walking in the City, Michele de Certeau).

Your body walks in Neuhof and in Stockfeld. How do you thrust your body into an unfamiliar place?

How do you name yourself inside the place? How do you see? Do you smell, hear, read, something new but still familiar enough to know it as “you”? Do you amplify and sustain fictionalized perspectives, subjectively projecting them into the “public” and therefore “problematic” space? What kinds of knowledge backgrounds help the one who enters? How is the problem modified by what you know and who you are? Do you replace “who” with “how”?

How does one become a tourist? What is the trauma of the tourist? How do you perform yourself as a tourist? How are you, at once, the other and not the other?

How do you bridge Neuhof with Stockfeld? What is the nature of such a bridging?

She walks slower than anybody else. The world passes by in fast emotional winds. The ball is passed in three and four and six and seven and eight and nine. You sign the ball with a different name. Four times you sign it with Neuhof.  How do you share the time from a piece of transmittable paper? How can the small paper travel from you to a you? Is the Indian a tourist?  Fragmented windows, from different times and places connect in red and white plastic stripes. Climb the metallic ladder to reach the window. Draw the map from above you with you inside. Climb high to view from a distance; walk far to see it closer. Does it help? You take the persona of an emotional tourist confronting us with our own walks into Neuhof. Your emotion is present.

Now replace all the “yous” with the “Is”. You, the doer, you “gamesercise.”

“Each excersise is a “physical reflection” on oneself. A monologue. An introversion. …The games are a dialogue, they require an interlocutor. They are extroversion. There is a fair proportion of exercise in the games and a fair proportion of game in the exercises.” (Augusto Boal- Games for Actors and Non Actors).

This place was made for I to walk in it. The food was made for I to eat in “Mosaic”. Have I stayed?

Irina Botea

Regards sur le Stockfeld / des indiens dans la ville

novembre 14, 2010

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Le quartier du Stockfeld est historiquement lié à l’image des (American) Natives.

Réutilisant le terme des « indiens » du Stockfeld, premiers habitants du quartier, l’intention du projet est de déterminer des territoires et de mettre en avant la fierté de la cité jardin.

En tournant en dérision le terme des indiens, qui fut un temps péjoratif, la vie du quartier prend une autre tournure. A l’image de l’association des habitants qui revendiquent cette appellation lors de défilés annuels, le but du workshop est de mettre en scène les résidents devant leurs propriétés avec une coiffe indienne.

A partir de cette rencontre, des territoires se dessinent.

Chaque portrait représente une tribu dont le symbole est inscrit sur les volets des bâtisses de l’architecte Schimpf.

Se distinguent dix peuples : le trèfle, le coeur, le pique,

le carreau, le rond, le sapin, les trois ronds, la feuille, et l’amphore.

Mais cette action ne s’arrête pas là !

En travaillant au sein du Stockfeld les habitants ont montré leur fierté et la dynamique qui les anime. Dans cette lancée, le projet peut fortement évoluer. Des affiches peuvent être placées dans le village et les quartiers nord du Neuhof afin de promouvoir les actions de l’association des indienne à plus grande envergure/échelle.

Lorine Boudinet / ESAD
Thomas Schaupp / ENSAS
François Bauer / ENSAD

Regards sur le Stockfeld / « 1, 3, 5, 7 … 2, 4, 6, 8 … »

novembre 14, 2010

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« 1, 3, 5, 7 …
2, 4, 6, 8 … »

Un état des lieux,
un état des faits,
… un état.

Ressentie d’un espace-temps, d’une situation, d’un décalage.

S’immerger, prendre un rythme, en changer, être conscient, être…là.
Voilà ce que nous avons tenté de réaliser à travers la vidéo

« 1, 3, 5, 7 …
2, 4, 6, 8 … »
en résultat du workshop de novembre 2010.

« Les barrières peuvent se franchir aussi simplement qu’un plateau bon marcher
peut chuter. »

Claire Johann / ENSAS
Diane Augier / ESAD
Eve Bruschet / ESAD

Regards sur le Stockfeld / partager le temps

novembre 14, 2010

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C’est un jeu de texte, un jeu urbain.
Partant de la constatation qu’il est fréquent
qu’un ticket de transport soit encore valable
après la fin du trajet des voyageurs, et donc
utilisable par une autre personne,
nous souhaitons proposer un lieu de communication
où l’échange, la transmission puisse s’établir.
Règle du jeu :
Nous ne visons ni riche, ni pauvre.
Nous ne répondons pas à un problème social.
Nous ne visons pas à répondre à une
demande d’aide.
Nous ne sommes pas contre la loi.

Lusine Soghomonyan / ENSAS
Mushegh Tokmajyan / ENSAS
Jia Qiu / ESAD

Regards sur le Stockfeld / quand l’art et l’architecture s’emmêlent

novembre 14, 2010

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En immersion dans le quartier du Neuhof à Strasbourg, nous avons pu prendre conscience de la rupture existant entre ce quartier et le centre ville : faible présence des transports en commun à la fois dans ce quartier, et entre le Neuhof et le centre-ville.

Cependant, plutôt que de souligner les facteurs négatifs de cet enclavement, nous nous sommes davantage intéressés à la vie des gens du quartier et notamment à l’esprit de solidarité qui y règne. Cet enclavement ne crée-t-il pas pourtant une certaine cohésion entre les habitants du Neuhof ? De cette réflexion a émergé l’idée de traduire et de mettre en valeur cette unité sociologique. Pour ce faire, nous avons imaginé, avec la participation active des habitants du Neuhof et du Centre Socio-Culturel, la création d’un maillage entre les différents immeubles et ainsi matérialiser le lien qui unit les habitants. Afin de rendre palpable ce lien, nous projetons d’inviter les habitants du Neuhof à relier leurs fenêtres à l’aide d’une bande signalétique de chantier (en écho au projet de restructuration du Neuhof). Dans le délai qui nous était imparti, il nous était bien évidemment impossible d’organiser un tel événement sans avoir d’abord présenté le projet à l’ensemble des habitants du quartier. Afin de crédibiliser le projet aux yeux des habitants, il nous fallait aussi le parrainage du Centre Socio-culturel du Neuhof. De manière à communiquer notre projet et à susciter l’intérêt des gens du Neuhof, nous avons réalisé au cœur du quartier une expérience avec quelques habitants volontaires. Première ébauche vers le projet à l’échelle du Neuhof….

TOENZ Pauline / ENSAS
BOULLE Claire / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Simcitée

novembre 14, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le contexte pesant du Neuhof n’épargne personne et présente plusieurs risques plus au moins pervers.
Me concernant, l’un d’eux était de me sentir soudainement investit d’une sorte de mission divine qui viserait, par exemple, à importer le bonheur, ou du moins la vision que je m’en fait. Sorte de condescendance qui n’a pas lieu d’être.
Dans un second temps l’empathie m’a fait penser que je devrais  aller vers les habitants du quartier car mon travail allait les concerner.
Puis je me suis rapidement débarrassé de cette empathie, je me suis interdit tout contact intentionnel, et donc selon moi intéressé.
En effet, l’individu aurait été abordé dans le cadre d’une consigne, et le fait de devoir produire un rendu aurait orienté mon approche, biaiser le contact entre lui et moi (idée de l’instrumentalisation )
De plus, le temps impartit ne me permettait pas de comprendre toute la complexité d’un habitant,car la vie et les conditions dans lesquelles ceux-ci vivent méritent que si ils deviennent les sujets d’un travail, celui-ci soit réalisé avec toute les nuances et la profondeur nécessaire.
Je garde donc ce type de travail pour une autre fois, si je le désire personnellement et si je dispose de beaucoup de temps.
Autre  risques rencontré, et sans doute le plus sournois, est celui de ce que j’appellerais «  l’hyper-prudence » ou quand à force de trop de précautions et de délicatesse on fini par perdre toute son énergie.
J’ai donc décider, après avoir passé plusieurs heures à explorer les rues de la citée, de prendre mon vélo, m’éloigner le long d’un chemin, je voulais voir tout ces vies de plus loin, je me suis finalement arrêté à environ un demi kilomètre des premières habitations.
Je me trouvais sur un immense terrain vague, le point de vue m’offrait une vision d’ensemble. D’un seul regard je voyais les barres HLM et, au lointain, la cathédrale de Strasbourg. Tel un phare, la cathédrale semblait chercher le Neuhof dans le brouillard. La distance m’a permit de mieux me rendre compte de la situation du quartier.
Puis je me suis souvenu d’un discours qui prônait la diversité. Diversité des origines ethniques et aussi/donc? des classes sociales. Cela en construisant différents types d’habitations ( propriétaires et locataires de logement sociaux ) dans un périmètre restreint.
La diversité devait être vue entant qu’atout et non comme source de tensions. Des termes tel que « décloisonnement » côtoyaient des idées telles que « l’anti ghettoïsation » et moi je vivais désormais dans un mode juste et joyeux.
Mais je n’ai pas vue toutes ces choses. Pourtant mon poste d’observation m’a permit de photographier une sorte de résumé architectural du Neuhof.
Pour que cela apparaisse plus évident j’ai coloré cette photo. Voici le résultat (de gauche à droite) :
-en bleu : les barres d’immeubles de premières génération.
-en orange : un pâté d’habitations collectives tout juste construites.
-en vert : les barres d’immeubles de secondes génération.
-en rose : des habitations sociales en cour de construction.
Cette photo, qui se rapproche plus d’un diagramme que d’un paysage peut paraitre froide mais elle à la mérite de mettre en évidence des faits indéniables comme par exemple la construction par blocs, et l’apparence résidentielle des nouveaux HLM. Cache misère?
Que reste-il du discours? Que ce passe-t’il sur le terrain? Ma photo peut constituer un élément de réponse.
Simcity est un jeux vidéo qui permet à son utilisateur de bâtir sa ville, ses administrations, ses réseaux de transports etc. J’ai l’impression que plusieurs joueurs se sont succédés, comme si une forme de totalitarisme transcendant posait ça et là du béton depuis des années.
Ce travail est pour moi le point de départ d’un regard sur l’évolution de ce type d’environnement urbain.
Norbert Jarny / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Les Neuhofs

novembre 13, 2010

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Parcourir un quartier comme on parcourt un cerveau. Etablir l’identité d’un lieu comme celui d’une personne, à travers les différentes représentations que les habitants en donnent.
L’enjeu est de demander des plans, des représentations de l’espace ou nous nous trouvons, pour ne représenter ce quartier qu’a travers les «signifiés» et les expériences vécus des habitants.
A travers ces dessins, ces aussi le positionnement de chacun qui ressort.
Partir à la recherche du Neuhof, c’est se risquer à rencontrer les Neuhofs, une identité éclaté et à différents rythmes.

Irene Tchernooutsan / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Les Enfants, le Quartier et Le bonheur

novembre 13, 2010

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Notre projet a commencé par une analyse du quartier du Neuhof. Nous avons focalisé notre attention sur les graffitis qui recouvrent les immeubles de la cité. Nous avons constaté que dans cette zone règne un climat de tension. Puis nous sommes allez nous promener dans le Stockfeld qui est intéressant pour son architecture, nous avons vu des jardins, des potagers, et nous avons compris que des endroits positifs peuvent exister au Neuhof, et qu’une meilleure qualité de vie existe dans ce lieu. La comparaison entre la cité proche du tramway et le Stockfeld nous donne envie de réfléchir à investir la cité en faisant une proposition qui interviendrait dans l’espace. Nous avons rencontré des personnes, membres d’association pour les enfants qui nous ont expliqué que les enfants sont le moteur de cette cité, et que si on agissait avec les enfants, cela aurait un impact sur les parents, et sur la vie du quartier.
Notre proposition était de faire dessiner les enfants selon une consigne : «Si vous pouviez dessiner sur les façades des immeubles, qu’aimeriez vous y voir?». Les enfants du quartier ainsi que des parents se sont prêtés au jeu, et nous avons récolté plusieurs dessins. La suite du projet était d’afficher ses dessins sur les murs des immeubles pour recouvrir les insultes écrites. Ce que nous avons fait, puis dans la même journée un gardien a enlevé les dessins et a repeint l’insulte. Il nous a expliqué que les dessins risqués de brûler dans la nuit. Il comprend l’intérêt de notre action mais peut-être n’avons nous pas fait suffisement attention au contexte du quartier quant à l’interprétation de notre acte par les habitants de la cité?
Ceci reste quand même une aventure humaine forte, travailler avec des enfants, tisser un lien avec eux, on ne peut qu’imaginer la force d’une telle rencontre, parler aussi avec les parents, comprendre le quotidien de ces personnes le temps d’un workshop était très constructif pour notre regard, notre approche (il n’a pas été évident d’arriver comme ça dans un lieu inconnu, et de démarrer une investigation). On peut se demander si une proposition comme celle que l’on a fait a une chance de réussir dans un lieu où l’on ne connaît pas forcement les comportements des habitants, et peut-être faut il d’abord tisser un lien avec ces habitants pour pouvoir ensuite agir, même si le contexte de cette cité rend la mise en place de projets plus délicate à faire.

Derya Cakicili / ENSAS
Neslihan Senan / ENSAS
Seunghee Lee / ESAD
Anthony D’Alessandro / ESAD

Regards sur le Stockfeld / Espace public

novembre 13, 2010

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Après avoir passé deux jours dans le quartier du Neuhof, nous avons choisi de travailler la photographie et plus précisément le photomontage. Ce médium nous a parût approprié car c’est un peu de cette manière qu’est véhiculé l’image de ce quartier. La cité est en proie aux trucages numériques : l’aspect médiatique de la cité ne nous permet plus de savoir ce qui est vrai ou non. Le Neuhof souffre en effet de sa réputation fondée sur la communication colportée par les médias. Ils veulent faire jouer une fiction aux habitants de la cité. Cependant certains habitants se prêtent au jeu et nous font clairement comprendre que nous ne sommes pas chez nous. C’est un espace devenu privé d’où notre gêne.

Par le biais des photomontages, nous cherchions ainsi à exprimer notre ressenti, par des compositions ambigües dont on ne distingue pas toujours la part de fiction. Nous avons intégrer à des prises de vue du Neuhof, des photographies de personnes de la cité jardin et de notre environnement. Souhaitant ainsi provoquer un trouble auprès du spectateur en l’amenant à se questionner sur sa propre perception. En effet les personnes pourraient aisément se trouver sur la photographie, cependant, l’aspect visuelle, (luminosité, couleurs différentes…) de la photographie nous empêche d’y croire, mais soulève ainsi les a priori du spectateur sur le quartier.

Géraldine Legin / ESAD
Alice Pessey / ESAD